Récit d’un Road-Trip dans l’ouest du Maroc.

Il y a quelques mois, j’ai décidé de rendre visite à mes ami.e.s au Maroc. C’était pour moi une superbe occasion d’emporter tout mon matériel photo pour capturer un bout de ce pays rempli de couleurs, de nuances et de cette luminosité si particulière.
Marrakech & Médina
La première chose frappante lorsqu’on arrive à Marrakech, et plus particulièrement dans la Médina, c’est le nombre de personnes qui s’y trouvent. Les va-et-vient incessants dans ses petits dédales. Ça fourmille, ça foisonne de partout dans un vacarme ininterrompu. Ce qui frappe aussi, ce sont les odeurs et les couleurs. Il y en a partout. Pas une seule seconde où notre œil n’est pas attiré par un mur, un étal ou un minaret. N’étant pas un « street photographer », je n’ai donc pas pris énormément de photos, privilégiant le contact et l’intimité des discussions et des rencontres. J’ai cependant fait quelques clichés que vous pouvez voir ci-dessous.




Le jardin Majorelle (Marrakech)
Marrakech regorge de jardins et de petits îlots de fraîcheur qui parsèment son centre. Des jardins magnifiques avec une flore très diversifiée. Un des plus beaux jardins que j’ai pu visiter est le jardin Majorelle situé en dehors de la médina. Créé par Jacques Majorelle en 1931, ce jardin regroupe des centaines d’espèces d’arbres et de plantes sur plus d’un hectare, comprenant une villa de style Art déco et le musée des arts Berbères en son sein.
Pour ces photos, je me suis fixé une contrainte : travailler uniquement avec un objectif à focale fixe (Canon EF 50mm f/1.4 USM). Au final, cette contrainte m’a amené à aborder cette session photo d’une manière différente. J’ai dû beaucoup me déplacer pour cadrer correctement, quitte à prendre beaucoup de recul et à m’adapter (quand cela était possible). Ce n’est pas souvent le cas, mais avec le recul, je suis très content de ces photos ; je pense que c’est la meilleure session que j’ai jamais faite. J’adore le résultat final. J’ai aussi beaucoup testé de filtres lors du post-traitement des photos avec Lightroom. Je vous mets quelques photos (parmi la centaine que j’ai prises) ci-dessous.










Comme mentionné précédemment, je vous présente également mes photos tests où j’ai pu explorer les couleurs et les teintes. Je voulais un effet très coloré et tranché, un peu à l’image de la photographie dans les clips de Katy Perry. Des couleurs franches et acidulées.




Le Jardin Secret (Marrakech)
Autre jardin, autre ambiance. Cette fois, je vais vous parler des Jardins Secrets de Marrakech. Situé au milieu de la Médina, ce lieu est un véritable havre de paix dans l’anarchie de la Médina. C’est très étonnant : on passe d’une zone très vivante et bruyante à un jardin d’un calme déconcertant. Pas un bruit, si ce n’est les oiseaux qui profitent de ce paradis. Une particularité est qu’il a deux espaces bien distincts : un jardin exotique et un jardin islamique. C’est comme si l’on passait d’un biome à un autre en une fraction de seconde. Le point culminant du jardin offre l’un des meilleurs points de vue sur la Médina. Une autre chose intéressante est l’irrigation du lieu, qui est brillamment ingénieuse. Pour les personnes intéressées, je vous mets ICI un lien très intéressant sur ce point.
Sur cette série de photos, j’ai alterné entre mon 24-70mm et mon 50mm. Ci-dessous, je vous présente quelques photos que j’ai pu prendre de ces magnifiques jardins.








L’école Coranique « Ben Youssef Medersa » (Marrakech)
Décidément, le Maroc regorge de bien des secrets. On m’a conseillé d’aller visiter l’école Coranique Ben Youssef Medersa. N’étant pas un expert de cette culture, je ne savais pas du tout à quoi m’attendre. Quelle ne fut pas ma surprise lorsque j’ai découvert ce bâtiment. Certainement la plus belle œuvre architecturale qu’il m’ait été donné de voir. C’est beau, plein de détails tout en étant épuré. C’est un sentiment de bien-être total dans ses murs. La finesse, les détails des moindres recoins, les jeux d’ombres et de lumière. Je suis encore stupéfait par cet endroit qui m’a énormément marqué de par son histoire et son ambiance. Je vous laisse découvrir quelques recoins de cette magnifique école.











Lac Lalla Takerkoust (Région Marrakech-Safi)
Les grandes villes ont leur charme, mais la nature en a tout autant. C’est pourquoi j’ai décidé de quitter la ville pour explorer les environs. Nichée au pied des montagnes de l’Atlas se trouve la ville de Lalla Takerkoust et son immense barrage. Le paysage y est aride et désertique. Malgré la vaste étendue de ce lac artificiel, un sentiment très particulier émane de cet endroit. Le calme règne et l’on croise peu de personnes : quelques enfants se baignant, des bergers avec leur troupeau. Cet endroit incarne parfaitement le Maroc traditionnel, avec des villages figés dans le temps où la modernité des grandes villes est absente. Nous avons l’impression d’être transportés dans un Maroc simple et rural, loin des clichés touristiques urbains. Voici quelques photos de cet endroit fascinant.








Le désert d’Agafay
En explorant un peu plus loin que le barrage de Lalla Takerkoust, je suis arrivé dans le désert d’Agafay. Pour être honnête, j’ai été quelque peu déçu au premier abord. Lorsqu’on évoque le désert, on pense immédiatement au sable et à ses vastes étendues. Cependant, le désert d’Agafay est davantage une zone désertique qu’un désert à proprement parler. Il s’agit d’une vaste étendue de dunes rocheuses.
À vrai dire, en arrivant là-bas, on se retrouve face à un paysage qui semble tout droit sorti de la planète Mars : le sol est d’un rouge orangé saisissant, avec en arrière-plan les majestueuses montagnes de l’Atlas. Le terrain est difficilement praticable sans un véhicule tout-terrain. J’ai donc fait plusieurs arrêts le long des routes pour contempler ce paysage, notamment pour assister à un magnifique coucher de soleil. Bien qu’il soit toujours difficile de capturer en photo de telles immensités, je vous partage tout de même quelques clichés de ce moment suspendu.











Essaouira (la ville)
Tout autre ambiance. J’ai décidé d’aller visiter la ville côtière d’Essaouira. J’ai bien fait, car c’est la ville qui m’a le plus plu durant mon road-trip. C’est le genre de ville où, une fois qu’on y met les pieds, on se dit qu’on pourrait y vivre tellement l’ambiance y est décontractée et l’air respirable. C’est assez simple, on se croirait dans le Saint-Malo berbère : un vent à décorner les bœufs, le soleil qui nous réchauffe la peau malgré le froid. Tout cela me rappelle fortement ma belle Bretagne : l’odeur des algues, du poisson, la fraîcheur des embruns et les cris des pêcheurs sur la criée du port.
Le centre-ville est un petit dédale de rues enfermées dans les remparts du vieux centre. C’est très typique, quoiqu’un peu piège à touristes dans certaines rues. Mais il y fait bon vivre et nous sommes loin de l’agitation de Marrakech. Le rythme de vie est plus posé et propice à la contemplation.











Essaouira (la côte)
Maintenant, parlons de la côte sauvage. Ce n’est plus à Saint-Malo que cela m’a transporté, mais plutôt sur la côte sauvage de Quiberon. Un littoral cisaillé et taillé au couteau, avec de belles vagues et un océan à perte de vue. Les remparts et la côte offrent des paysages absolument sublimes, avec des couleurs et des teintes qui changent toutes les 10 minutes au fur et à mesure que le soleil décroît.
Le seul point négatif que je n’ai pas pris en photo (dans cette série) est que les plages sont extrêmement polluées. Cela m’a beaucoup choqué, la plage est jonchée de bouteilles en plastique et en verre. Cela fait mal au cœur. D’après ce que j’ai compris, l’écologie est loin d’être une priorité dans le pays. Il est certain que lorsque votre principale préoccupation est de savoir si vous pourrez manger à la fin du mois, l’écologie n’est pas la priorité.










Essaouira (le port)
Ah, le port d’Essaouira ! Les ports sont vraiment des endroits qui se ressemblent partout dans le monde, et Essaouira ne fait pas exception. Que ce soit chez nous ou à l’autre bout du monde, on retrouve les mêmes scènes qui se répètent inlassablement. C’est fascinant et c’est l’un de mes lieux de vie préférés. Les couleurs y sont toujours sublimes, l’effervescence est palpable, avec les marchands qui haranguent la foule, les odeurs, les cris, le vol des goélands.
Le port incarne tout ce que j’apprécie : il y a peu de touristes, une animation incessante, des échanges sincères entre les personnes, le marchandage, les conversations frénétiques et tout ce qui en découle. C’est un lieu qui vit et qui contribue à la vie autour de lui. Et que dire des visages des marins, marqués par le sel et les embruns de l’océan ? Je ne prends pas de portraits de personnes que je ne connais pas, mais l’envie ne m’a pas manqué. Voici quelques photos avant de clore ce chapitre sur Essaouira et le Maroc.









Les panoramiques
Nous arrivons à la fin de cet article et j’espère qu’il vous aura plu. Vous pouvez retrouver l’intégralité de mon travail sur le Maroc sur mon compte Flickr. En conclusion, je vous encourage à visiter ce magnifique pays par vous-même. Les habitants y sont très accueillants et sincères, à condition que vous ne vous présentiez pas en terrain conquis et que vous vous intéressiez à eux (les Bretons ne seront pas dépaysés de ce côté-là). Si vous appréciez les couleurs et les beaux paysages, le Maroc est une destination à ne pas manquer. De plus, c’est un pays relativement peu cher où tout est accessible pour les Français. Pour ma part, je vous laisse avec quelques panoramas que j’ai réalisés lors de mon voyage. Prenez soin de vous et retrouvons-nous sur les réseaux sociaux.















Si mes articles sur le maroc et mon univers vous intéresse, vous pouvez aller lire mes autres article ICI